Depuis toujours, le corail fut considéré comme une plante. Logique ça ressemble à un arbre avec des racines. Les anciens Aristote, ou Pline l’ancien l’avait rangé comme une plante. En 1726, un médecin amateur de coraux, vivant en Guadeloupe- Jean-André Peyssonnel soumis un article iconoclaste suggérant qu’il s’agit d’un animal. L’académie refuse sa publication et Réaumur comme Jussieu rejette cette idée de façon véhémente. Le pauvre amateur publia ses conclusions en Angleterre, ce n’est ni la première fois ni la dernière que l’académie a montré son conservatisme et son absence de jugement scientifique. Buffon rangera les coraux dans le rang d’animaux un peu plus tard.
Depuis les preuves se sont accumulées ! Récemment, des études se sont penchées sur ce phénomène aussi impressionnant que féérique, début de l’été, après la pleine lune, les polypes libèrent leurs ovules et spermatozoïdes dans l’eau dans un énorme nuage. la suite est connue, un œuf fécondé devient une larve qui prend racine, s’accroche au sol et développe un exosquelette. Comment les coraux synchronisent ils (ou elles) leurs actions ? En fait, une étude japonaise montre que la température de l’eau est cruciale, elle va ouvrir la fenêtre de ponte qui sera ensuite rythmée par la pluie et le rayonnement solaire. Sakai et ses collègues ont effectué ces travaux dans un milieu propice, l’océan ne se prêtant pas facilement à ces mesures et surtout à la démonstration des effets de leur modification. Ils ont utilisé les énormes aquariums qu’ils étudient depuis 15 ans et pu ainsi intervenir pour modifier les conditions.
Tout cela nous ramène à notre bon vieux problème du réchauffement climatique et de ces méfaits. On ne peut s’empêcher d’admirer les beautés de la Nature et notre comportement de tout vouloir dominer et adapter a nos besoins et notre consommation.
https://royalsocietypublishing.org/doi/pdf/10.1098/rsos.240183




