Chez l’homme ou les animaux de compagnie, la grande taille est associée à une augmentation de la probabilité de cancer. L’idée générale est donc que le cancer résulte d’un grand nombre de divisions cellulaires associées à des mutations génétiques qui vont réduire/abattre les mécanismes de protection qui empêchent justement une division anarchique et a formation de tumeurs. Pourtant, un statisticien Anglais avait montré que les animaux de grande taille qui ont une durée de vie plus longue n’ont pas plus de cancer ? En d’autres termes, l’évolution vers des grandes tailles s’est accompagnée d’une plus grande résistance aux cancers. des études génétiques ont pu montrer que l’éléphant possède 20 copies d’un gène (le TP53) alors que nous n’en possédons q’un seul. la baleine boréale qui vit 200 ans possède un système de réparation de nl’ADN très performant basé sur 2 protéines qui limitent l’accumulation de mutations à l’origine de la transformation de cellules saines en cancéreuses. D’autres animaux possèdent d’autres mécanismes de protection tel le rat taupe nu…. la solution à ce paradoxe semble être comme souvent à trouver dans l’étude de l’évolution. Dans une perspective évolutionniste, l’augmentation de cancers pré-reproduction précoces associées à un décès résultent en une sélection naturelle de suppression des cancers. Ceci explique aussi la grande diversité de méthodes qui ont permis cette résistance aux tumeurs, elles ont été façonnées au cours de l’évolution et des mutations génétiques aléatoires qui surviennent. Les comparaisons entre espèces d’animaux de rongeurs eux chiens permet de situer ces évolutions et les protections qu’elles ont conférées. Du coup, on peut certes envisager de mieux cerner les mécanismes de protection des cancers mais de là à passer à un traitement, il y a un long chemin improbable sachant combien la transposition de données évolutives à des données cliniques est ardue.
https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/eva.12018
Photo : David Clode/Unsplash, CC BY




