Comme quoi, la raison finit par convaincre les plus récalcitrants ! la banque mondiale, certainement pas un milieu d’Huber lulu gauchiste et écologiste enfin soutient la nécessité de revoir de fonds en comble le système agro-alimentaire. Le coût écologique exorbitant de l’agriculture intensive et de l’alimentation qui en découle suffirait à échouer à atteindre l’objectif- de fait dépassé de 1.5 ° de réchauffement. Les subventions agricoles sont jugées néfastes sur le plan environnementale et sociétal par trois agences de l’ONU. L’enjeu pour les pays riches est de faire évoluer les régimes alimentaires des populations en accroissant l’utilisation de protéines végétales au détriment des protéines animales dont. Pour les pays à faible revenu, l’enjeu se situe surtout dans la préservation des forêts et espaces végétaux en développant notamment l’agroforesterie.
Une étude détaillée estime que la baisse des émissions de CO2 de l’agriculture nécessite un investissement de 205Md$ par an qui correspond en fait à moins de 2% des revenus annuels du secteur… De plus, les subventions du secteur -la Pac notamment- qui bénéficient aux grosses exploitations pour l’essentiel doivent être revues pour tenir compte de la préservation de la nature et de l’écologie. En parallèle, un collectif rassemblant 400 chercheurs et expert du domaine rappellent que les reculs de l’UE sur les pesticides constituent une véritable catastrophe. Comme d’habitude, les politiques obéissent aux demandes des agriculteurs sans considérer les effets nocifs à long terme. Tant pis on casse le baromètre et les seuils tolérés pour donner l’impression que nous allons réduire les pesticides alors que ceux -ci augmentent. Il va falloir s’attendre à des scandales médicaux de plus en plus fréquemment de taux de cancer et de maladies neurodégénératives dues aux pesticides. Les faits sont têtus, avec 430000 nouveaux cas de cancer par an en France -un doublement en 30 ans- et-un % significatif du aux pesticides, il va bien falloir revoir notre utilisation de pesticides!
Stéphane Foucart analyse dans un autre article les effets inflationnistes de la dégradation de l’environnement. Une étude récente publiée conduite par des chercheurs de l’Institut de recherche de Potsdam porte sur les effets du changement climatique (PIK) et deux économistes de la Banque centrale européenne (BCE). Les auteurs ont analysé les fluctuations, enregistrées entre 1996 et 2021, de 27 000 prix à la consommation dans plus de 120 pays et les ont croisées avec les données climatiques. Les liens entre les prix et les manifestations du réchauffement qu’ils mettent au jour indiquent que la dégradation de l’environnement devient une force inflationniste qui ne peut pas être négligée. En résumé, la dégradation de l’environnement produit de l’inflation !
Cerise sur le gâteau, des économistes -donc pas des gauchistes- indique que la production agricole représente environ un tiers des émissions mondiales. Pour les réduire, et limiter le réchauffement à 2° C il faut investir environ 200milliards de $ /an. Cette somme n’est pas colossale car elle correspond environ 2% des revenus annuels du secteur. Cette étude va plus loin notamment en estimant les changements qu’il convient de faire sur toute la chaine de production alimentaire. Or les agriculteurs ne peuvent pas absorber ces changements, le coût des changements requis sont de l’ordre de 17% du chiffre d’affaires d’un agriculteur lambda et seulement de 1% pour les multinationales. Dommage que nos politiques ont les yeux sur le guidon)




