Il n’ya pour l’instant aucun traitement efficace des tumeurs cérébrales notalmlent des Glioblastomes (GBM) avec une espérance de vie faible après chimio the radiothérapie. Les innovations notamment en immunothérapie et car t cells commencent a donner de bons résultats dans des cancers périphériques, mais ont un coût très élevé qui pose problème y compris pour les pays riches et sont totalement innaccessibles pour la majorité des pays. Pourquoi le cerveau quelque part sort il du lot? Il apparaît que la plasticité réactive joue un rôle majeur. En effet, on s’est apprecu au cours des dernières années que la tumeur cérébrale est envahie par le voisinage avec des connections synaptiques qui se forment. En clair, la tumeur n’est pas un monde clos et le cortex avoisinant n’est pas innerte, comme toujours, les neurones bourgeonnent et envahissent le voisinage y compris en formant des connections aberrantes. Encore plus imppressionant, ces neurones en dehors de la tumeurs redeviennent « jeunes » en queqlue sorte avec des propriétés de cellules immatures. Ainsi, le GABA qui inhibe les neurones adultes et excitent les jeunes, retrouve une « jeunesse » excitant les cellules de la tumeur à cause de taux élevés de chlore et une activité excessive de notre ami surlequel je me suis souvent exprimé -le cotransporteur NKCC1 qui en étant hyperactif augmente les taux de chlore dans le neurone. Du coup, cette connections aberrante génère de l’hyperactivité neuronale et des activités épileptiques qui aggravent le pronostic. En terme clair, l’activité électrique « augmente la sévérité de la tumeur » et sa métastase. Comme souvent, des expériences simples et élégantes avaient ouvert la voie. Ainsi, élever des souris dans l’obscurité atténue des cancers du tract optique, comme la lésion de systèmes innervant la prostate atténue ces cancers dans des conditons expérimentales. La leçon de ces manips est que l’on ne peut pas traiter uniquement la tumeur, il faut aussi s’occuper du voisinage et bloquer l’hyperactivité; cela est une des raisons des échecs des traitements.
Partant de cette double nécessité, j’ai proposé à mon collègue de Dr Berger (CHU Grenoble) de faire des essais basés sur une combinaisons de 2 droques génériques: la bumétanide qui en bloquant NKCC1 va atténuer/ bloquer l’hyperactivité et me Mebendazole – un antihelminthe connu pour ses activités anti-cancéreuses produites en détruisant le squelette des cellules. Une étude bibliographique confirme comme d’habitude que l’idée n’est pas nouvelle et des données expérimentales nombreuses confirment des actions très prometteuses de la Bumétanide notamment pour traiter les Glioblastomes- une forme particulièrement sévère totalement pharmaco-résistante. Mais, pour mettre les chances de notre côté, il m’a semblé que pour migrer et métastaser, les cellules avaient besoin de s’aplatir étant donné la pression de la tumeur et le volume restreint autour d’elles. Et là Bingo, une molécule couramment utilisée pour traiter les vers intestinaux (taenia tecta) agit sur le cytosquelette cellulaire. Et là aussi, je n’ai rien inventé, les équipes de l’Université de Baltimore (USA) ont montré des données expérimentales et des essais pilotes que le Mebendazole qui agit sur le cytosquelette – avait une action bénéfique sur le Glioblastome. Par contre, l’idée de les associer est nouvelle et nous a permis d’obtenir un brevet mondial sur l’utilisation de ce combo dans le traitement de cancers.
Nous avons en parallèle étudié les efefts de ce combo sur de approaches in vitro -travail en cours de publication- montrant sur des lignées cellulaires humaine de Glioblastome que les 2 molécules agissent et mieux qu’elles ont des actions synergiques. Et c’est l’objet de ce message, comme de surcroit ces molécules génériques sont repositionnées, nous avons pu les tester sur 2 patients en phase terminale de tumeurs cérébrales, avec un effet assez spectaculaire sur une des 2 patient (e)s. Il s’agissait d’une personne ayant un cancer des seins qui avait métastasé dans une région complètement inopérable (le tronc cérébral) et l’échec complet des traitements classiques. Un traitement compassionel -alors qu’il n’y avait aucun espoir, s’est traduit par un arrêt des syndromes cliniques (maux de tête, problèmes visuels et moteurs etc) et une réduction significative du volume de la tumeur et une survie de presque 8 mois alors que l’issue étant donné la gravité de la tumeur était imminente.
La suite…comme d’habitude, lever des fonds afin de faire des essais plus larges et dans ce but convaincre pharma / investisseurs de l’intérêt de notre approche. La morale de cette brève histoire est que sortir des sentiers battus a toujours un avantage, permettant de faire des découvertes, reste à la matérialiser et amener un traitement aux malades. Elle est aussi une illustration des avantages des molécules génériques dont des milliers dorment dans le armoires des pharmas et qui à l’évidence n’ont pas dit leurs derniers mots.




