La beauté et la résilience de la Nature

Nous avons a beaucoup à apprendre de la nature! le vivant est une œuvre collective avec des réseaux d’espèces interdépendantes, de gènes et d’assemblage cellulaires. Les travaux dans les disciplines de la biologie et de l’évolution nous enseignent combien la vie est une construction conditionnée par l’équilibre entre ces fonctions. Un exemple saisissant est fourni par cette publication montrant comment une interaction mutualiste entre une fourmi et une plante régit les interactions entre les lions et leurs proies. L’invasion d’une fourmi à l’origine présente dans l’ile Maurice du Kenya se traduit par une cascade d’évènements réduisant l’attaque des zèbres de plaines par les lions. Ces fourmis ont détruit un lien de mutualisme entre la fourmi présente dans ces terrains avec l’arbre à épines sifflantes ce qui rend ces derniers vulnérables aux éléphants, ce qui résulte par un changement du paysage. En conséquence, les lions ont du changer leurs habitudes, ne pouvant plus facilement se nourrir de zèbres, ce qui sera compensé par des buffles… une minuscule insecte chamboule tout un écosystème.

Comme la plupart des organismes, notre corps n’est pas composé uniquement de nos cellules. Sans les bactéries de l’estomac, une vache ne serait pas herbivore et nous ne pourrions pas digérer nos aliments. Sur le plan génétique, nous avons incorporé des gènes qui viennent d’ailleurs. Ainsi, nos mitochondries, véritable fabrique de l’énergie (et de l’ATP) étaient autre fois des bactéries autonomes capables de convertir l’oxygène en énergie. L’une d’entre elles a infecté une cellule avec comme conséquence une intégration dans l’organisme hôte qui dure depuis fort heureusement. Au moins 8% de notre génome provient de séquences ayant appartenu à des virus. Ainsi de suite, les exemples abondent pour illustrer combien tout est réseau et combien l’évolution est affaire de réseaux, rien dans le monde biologique n’est capable de se reproduire seul !

Un autre exemple nous vient du varan australien et des moutons. Une mouche vorace se développe sur des carcasses animales et s’attaque à des moutons, pondant dans leurs laines à proximité d’une plaie. les asticots colonisent la chair et secrète de l’ammoniac qui empoisonne l’animal. Comme souvent les politiques ont une idée lumineuse-importer des renards afin de débarrasser les gites classiques des mouches vertes. Manque de pot, on oublie que ce renard est aussi un prédateur et est responsable de la mort de 30 % des agneaux. Mais ici aussi vive la biodiversité. En effet, un varan endogène fait bien le boulot de débarrasser les carcasses et donc les sites dans lesquelles les mouches prolifèrent. Conclusion, augmenter le nombre de varans en créant des conditions favorables à leurs reproduction est une solution plus efficace qu’importer des renards.

La conclusion est un enseignement supplémentaire que nos politiques devraient intégrer, les affaires de biodiversités ne sont pas qu’une affaire de luxe et d’idées farfelues de bobos attardés. Enfin pour ceux qui veulent voir une magnifique illustration de la beauté ce la nature, je vous invite à regarder sur ce lien des oiseaux dont la beauté égale les plus beaux tableaux de nos peintres !

Photo : justbirding.com

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