Le doute est toujours requis afin de se faire une opinion et dans le but d’avoir une opinion, il convient de regarder les faits auprès de témoignages incontestables à l’heure des fake news et des contre vérité assénées sans gêne par les mêmes. Je me permets donc de donner des liens à des faits / témoignages de journalistes/médecins/ONG/ qui reviennent de là-bas – de cette autre planète détruite à 80%, hôpitaux, maisons, écoles, cimetières, installations essentielles d’électricité et d’eau, mosquées et églises et même terrains maraichers.
Pour commencer, il convient de rappeler que pour l’ONU et les grandes institutions internationales y compris la cour de justice, les faits avérés relèvent d’un crime de guerre voire d’un génocide. Pour la cour criminelle de la Haye, Benyamin Netnayahu et et son ministre de la Défense Yoav Galant comme d’ailleurs pour le Hamas, Yahya Sinwar Muhamed Deif et Ismaïl Haniye sont susceptible d’être arrêtés dans les 124 pays signataires de la création de cette cour pour crime de guerre. Sur le plan légal (et moral), les faits sont avérés pour la cour.
Pour des journalistes US peu suspects d’être des agents du Hamas comme Arwa Darmon, grand reporter qui a sillonné les guerres d’Irak à l’Afghanistan ou la Bosnie – elle « n’a jamais rien vu de pareil en termes de destruction, de désolation et de désespoir ».
Médecin Français, le Prof Raphael Pitti témoigne du chaos humanitaire, de l’impossibilité de soigner, des choix cornéliens genre le témoignage de Sophie choisir entre un enfant amputé et sa mère en train de mourir. « Sur 3 années de carrière, c’est la première fois de ma vie que je rencontre une situation aussi catastrophique… la population est à la recherche d’eau; avec des snipers qui touchent sur tout ce qui bouge, ils tirent systématiquement sur la tête, rendant encore plus difficile de sauver leurs vies… Médecins du monde comme handicap international ont vu leurs structures détruites .. Tout cela entre dans la cadre d’un crime de guerre… il est impossible de faire des interventions chirurgicales, on laisse mourir ». « Il faut mettre en place un ultimatum humanitaire pour un cesser le feu, et valider ce que l’ONU a voté « . Voir aussi le témoignage d’une infirmière de retour de GAZA, « il n’y a pas de mots pour décrire cela ». Idem, cet anesthésiste breton, ou encore le témoignage de Mc Mahon pédopsychiatre qui a passé des mois là-bas en Cisjordanie et GAZA. Personne ne peut contester l’étendue de ce massacre avec plus d’enfants tués que dans tous les conflits de cette décennie.
Ensuite, il y a les journalistes tués souvent de façon systématique et voulue. Il en est ainsi du témoignage publié par Le monde, signalant que 108 journalistes ont été tués depuis le 7 octobre à Gaza dont 12 internationaux, plus que les journalistes tués dans tous les conflits récents depuis. L’armée Israélienne cible et détruit les antennes permettant à l’AFP et à la presse internationale de suivre les massacres (ref X). Une des rares chaine de TV présente -AL Djazeera a été interdite de GAZA et même d’Israël à la demande des extrémistes au pouvoir. Les témoignages sur les emprisonnements arbitraires ; les tortures systématiques attestent de la violence de l’occupation comme d’ailleurs l’ont reconnu la cour suprême qui a demandé un rapport sur la prison bien connue du Neguev.
Enfin, il ne faut pas ignorer l’histoire derrière, ce conflit dure depuis 8 décennies avec la naqba et le renvoi de 800000 palestiniens en 1947-48. On sait aujourd’hui que ces renvois forcés associés à la destruction de milliers de villages arabes (voir le film de l’Israélien Eyan Siwan, « route 181 » ou il a suivi les traces des vestiges de ces villages) comme les livres de L’Israélien Ilan Pappe, probablement le meilleur expert de la naqba (son livre- le nettoyage ethnique de la Palestine- la fabrique éditeur) ou les 5 volumes de l’histoire de la Palestine de Henri Laurens chez Fayard). Cette guerre n’a pas commencé le 7 octobre et si on ne se remémore pas que les habitants de gaza sont les descendants de cette migration forcée et l’abandon de leurs terres, on ne peut pas comprendre GAZA , des centaines de milliers de personnes dans une vaste prison depuis 80 ans.
En résumé, dire qu’antisionisme c’est de l’antisémitisme est absurde- voire mon précédent article- il s’agit d’une opération coloniale d’un état qui veut renvoyer les non juifs de son territoire. Cela d’ailleurs est reconnu officiellement par le gouvernement actuel et l’était déjà il y a 1 siècle par les autorités Juives y compris Ben-Gourion mais bien entendu aussi les extrémistes comme le père de Netanyahu.
Image : OMAR-ASHTAWY-IMAGO-APAIMAGES-VIA-REUTERS




