En 1944, les nazis ont privé de nourriture les provinces des Pays-Bas densément peuplées de l’Ouest, près des grands fleuves. Connus sous le nom de « l’hiver de la faim », ce blocus avait pour but de punir la réticence des Néerlandais à soutenir l’effort de guerre nazi. On coupa les livraisons de nourriture et de carburant depuis les zones agricoles. Les données chiffrées et incontestées sont rapportées dans Wikipedia.
» Environ 4,5 millions de personnes touchées par cette famine survécurent grâce aux soupes populaires et à peu près 22 000 décédèrent en raison de la famine]. Avec le gaz, l’électricité et les réseaux de chaleur coupés, le froid et la faim touchèrent durement la population et notamment les plus vulnérables à savoir les enfants, les personnes âgées et les femmes enceintes ». Cette famine est devenue un exemple emblématique d’étude sur les séquelles à long-terme s’étalant sur 3 générations d’augmentation de maladies neurologiques et psychiatriques et maladies cardio-vasculaires médiées par des mécanismes épigénétiques de modification d’allumage de gènes notamment de stress.
« Le beurre disparut après octobre 1944. La fourniture de matières grasses végétales diminua à un minuscule approvisionnement de 1,3 litre par personne pour sept mois. Au début, 100 grammes de fromage étaient attribués pour deux semaines, les coupons de viande perdirent toute valeur. La ration de pain avait déjà chuté de 2 200 à 1 800 grammes par semaine, pour atteindre 1 400 grammes, puis 1 000 grammes par semaine en octobre, et 400 grammes en avril 1945″. Avec un kilo de pommes de terre, cela constituait la totalité de la ration hebdomadaire. »
Au titre de comparaison, à GAZA, après 7 mois de blocus – 1kg de pommes de terre, 400 grammes de pain, c’est Byzance. La mortalité est très supérieure à celle de la Hollande, avec des milliers de bébés, enfants, femmes enceintes et vieillards morts de faim sans compter la destruction de 85 à 90% des habitations avec ce que cela implique de cadavres sous les décombres. Par la suite, on observera des effets à long-terme, avec une espérance de vie réduite et une augmentation de maladies neurodégénératives et neurodéveloppementales et cardio-vasculaires pour ceux/celles qui survivront.
Cette famine incontestable est attestée par quasiment tous les organismes et expertises officiels indépendants effectués et d’ailleurs reconnue et justifiée par les politiciens Israéliens et ne saurait être contestée sous peine d’attitude révisioniste et de participation à un processus génocidaire (cf liens). Les accusations de politiciens Israéliens que ce sont les membres du hamas qui prennent la nourriture dépassent le degré de cynisme le plus ignoble. Résumons, Israël contrôle tout le territoire, ne laisse entrer que 5 à 10% des camions de nourriture et autoriserai le hamas a la prendre en charge dans un territoire détruit a 90% et sous le contrôle des meilleurs satellites et systèmes de renseignements du monde. Les Israéliens ne laissent entrer qu’une infime partie des camions qui attendent à la frontière et pourrissent. de plus, des Israéliens détruisent la nourriture et la prennent avant qu’elle n’entre afin d’affamer GAZA et s’en flattent sur les réseaux sociaux (cf liens et vidéos).
Dans une analyse détaillée publiée par le Guardian, « Clear signs of systematic starvation in the Gaza Strip » (Signes évidents d’une famine systématique dans la bande de Gaza), Emma Graham-Harrisson décrit la famine intentionnelle à Gaza.« Le calcul mathématique de la famine est simple à Gaza. Les Palestiniens ne peuvent pas partir, la guerre a mis fin à l’agriculture et Israël a interdit la pêche, de sorte que pratiquement toutes les calories consommées par la population doivent être importées. Israël sait combien de nourriture est nécessaire. Il calibre la faim à Gaza depuis des décennies, calculant initialement les livraisons afin d’exercer une pression tout en évitant la famine. « L’idée est de mettre les Palestiniens au régime, mais pas de les faire mourir de faim », a déclaré en 2006 un conseiller principal de l’ancien Premier ministre Ehud Olmert. Deux ans plus tard, un tribunal israélien a ordonné la publication de documents révélant les détails de ces sommes macabres.Le Cogat, l’agence israélienne qui contrôle toujours les livraisons d’aide à Gaza, avait alors calculé que les Palestiniens avaient besoin d’un minimum moyen de 2 279 calories par personne et par jour, ce qui pouvait être fourni par 1,836 kg de nourriture. .
Aujourd’hui, les organisations humanitaires demandent une ration minimale encore plus faible : 62 000 tonnes de denrées alimentaires sèches et en conserve pour répondre aux besoins fondamentaux de 2,1 millions de personnes chaque mois, soit environ 1 kg de nourriture par personne et par jour. Le Comité d’examen de la famine, un groupe d’experts indépendants qui examine les alertes de l’IPC, a déclaré que les livraisons de nourriture « étaient largement insuffisantes » et a pointé du doigt le GHF.Pourtant, les données compilées et publiées par le gouvernement israélien lui-même montrent clairement qu’il affame Gaza. Entre mars et juin, Israël n’a autorisé l’entrée que de 56 000 tonnes de nourriture sur le territoire, selon les registres du Cogat, soit moins d’un quart des besoins minimaux de Gaza pour cette période. « Notre analyse des colis alimentaires fournis par le GHF montre que leur plan de distribution conduirait à une famine massive, même s’il pouvait fonctionner sans les niveaux de violence effroyables qui ont été signalés », a déclaré le FRC.En mars et avril, Gaza était sous siège total, sans aucune entrée de nourriture. Au cours des 21 premiers mois de la guerre, 104 jours de largages aériens ont fourni l’équivalent de seulement quatre jours de nourriture pour Gaza, selon les données israéliennes, pour un coût s’élevant à des dizaines de millions de dollars. Dépensé en camions, le même budget permettrait de livrer beaucoup plus de nourriture, mais le prix de ces vols n’est pas seulement monétaire. »
« Les données sont validées par quasiment toutes les instances internationales et experts (ONU, ONGs, les experts de l’IPC (Integrated food Security Phase Classification) attestant que dans certaines régions de GAZA le stade 5 de famine-le plus élevé- est atteint (cf liens). « D’ici à juin 2026, au moins 132 000 enfants de moins de 5 ans devraient souffrir de malnutrition sévère », souligne le rapport de l’IPC. Parmi eux, plus de 41 000 se trouveraient face à un risque mortel élevé. Quelque 55 000 femmes enceintes ou qui allaitent auront, par ailleurs, besoin d’une aide nutritionnelle urgente », cela sans compter la destruction prochaine de la ville de Gaza » (cf liens).
Il s’agit en résumé la plus grande famine provoquée directement par une ouissance occupante de ce siècle et est comparable à celles faites par les Nazis, Staline et d’autres (les Anglais pendant les guerres d’indépendance de l’Irlande). Dans le futur, les dirigeants Israéliens pourront se prévaloir d’avoir battu les records des Nazis sur ce plan. A chacun d’assumer ses responsabilités morales dans cette situation. Comme disait Einstein « le mal n’est pas fait seulement par ceux qui le commettent mais par ceux qui ne disent rien ». Je préfère pour ma part témoigner de l’énormité de ce qui se passe et refuser cet amalgame ignoble d’accusation d’antisémitisme qui en gros signifierait que les juifs (Israèliens) ont tous les droits y compris de massacrer un peuple car il y a eu la Shoah. Logique absurde qui ne peut se baser sur aucune loi ou règle morale, un crime reste un crime quel que soit celui qui l’a perpétré. A tout ceux et celles qui persistent à défendre tout ce que fait Nétanyahu et ses sbires, prière de réflêchir quelques instants sur l’énormité de ces actes et comprendre que cette politique est indéfendable sur les plans légaux et moraux les plus élémentaires, c’est comme cela que l’on détruit ce qui reste en nous d’humanité.


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