Réchauffement climatique : sus au thermomètre !

Comment calme-t-on les conflits avec les agriculteurs : fastoche, on change l’indicateur d’usage ! Même un élève d’élémentaire comprend la subtilité. On mesure les quantités de substances utilisées sur un champ sans tenir compte de la toxicité de chaque produit. Ainsi, si un agriculteur utilise X grammes d’un produit 100 X plus toxique qu’une autre, ca passe car il a réduit de fait l’épandage de son champ en pesticide. Comme dit un expert membre de la commission Ecophyto, c’est comme si on additionne des Bombes A et des bâtons de dynamite. Autre exemple, le glyphosate (environ 50% des herbicides utilisés en France) est autorisé pour 1.6Kg/hectare, une nouvelle molécule 1600 fois plus efficace (donc 1g /hectare) se traduirait par un meilleur indice (moins de pesticide). Au-delà de la bataille des chiffres reste un constat accablant. Il faut lire le livre de Nicolas Legendre « silence dans les champs » Arthaud editeur) pour se rendre compte de l’amplitude de cette catastrophe. Les données officielles de l’Observatoire de l’environnement de Bretagne, montrent que 51% des 327 substances actives répandues sur nos champs sont toxiques pour l’environnement et 21% pour l’humain (cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques).

L’aberration du système atteint des sommets quand on justifie la création de centaines de bassines qui vont pomper l’eau des nappes phréatiques, perdre au moins 20% en évaporation pour arroser des champs de maïs afin d’en exporter les rendus pour nourrir des animaux qui reviendront ici en viande ! cela au détriment des agriculteurs et de la population voisine qui va manquer d’eau.

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