Depuis des années, les festivals de films Israéliens rencontrent un succès croissant rendant un juste hommage à la qualité de ce cinéma souvent à la marge des dogmes israéliens. Plus dur est la situation des rares films Palestiniens ou Palestino-Israéliens qui rencontrent des blocages en chaine des autorités qu’elles soient nationales ou locales. En Israël démocratique, non seulement ils sont interdits mais de surcroît les médias traditionnels y compris les chaines de TV sont pour l’essentiel dans les mains de proches du pouvoir se traduisant par le fait que les citoyens ont très rarement vu des images de la réalité des massacres commits en leurs noms. il y a beaucoup de difficultés à projeter des films de ce type, la droite, l’extrême droite et les organismes publics s’y opposant souvent car « antisémites ». Qu’elles que soit l’opinion personnelle que l’on peut avoir sur ce conflit, interdire une autre vision des choses na va pas favoriser le dialogue et els perspectives de paix. Ainsi, 2 films sortis récemment sont rarement visibles en France et quand ils le sont cela se passe dans des pièces personnelles ou après âpre bataille avec les autorités locales.
Ainsi, le 1er film Yallah Gaza réalisé par Roland Nurier, citoyen de Tarare, a concomitamment embrassé, depuis 2014, la cause cinématographique palestinienne et antisioniste. Il a été projeté à Aubagne, en présence de plusieurs centaines de personnes, organisés notamment par des associations locales et l’Union de juifs pour la paix en Palestine. IL atteste avec des témoignages saisissants la vie incroyable de GAZA avant le 7/10. Une vie normale dans un environnement qui n’a rien de normal- une grande prison – avec ses bombardements quotidiens au hasard des situations. Pourtant on y vie, on chante et on danse – merveilleuse danseuses et danseurs de Tabka avec le prof et les élèves assidus- des universités (il y en a 3 dont une plutôt américaine), des collèges, des hôpitaux , une grande vie sociétale et ue grande tolérance, des enfants pleins de vie et confiants dans leur avenir malgré tout. Les musulmans s’entendent bien avec les rares chrétiens (1% de la population) et entretiennent bien les églises. Superbe cette scène avec le grand père qui sort la clef de sa maison à Beer cheva avant 48 en espérant un jour la montrer ses petits enfants « Inchallah » ! il faut rappeler que 70% des Gazaouites sont des réfugies de 48… En résumé, une belle illustration de la résilience extraordinaire de l’espèce humaine. En sortant, on ne peut que se demander combien de ces enfants beaux, souriants, chantants et confiants malgré tout sont toujours en vie et non amputés ou orphelins de père et mère. Quelle tristesse et quelle beauté en même temps.
Le second film- No Other Land est un film réalisé en 2024 par un collectif israélo-palestinien de quatre activistes pendant le conflit en cours dans la région.
Depuis plus de 5 ans, Basel Adra, un activiste palestinien en Cisjordanie, filme l’expulsion de sa communauté par l’occupation israélienne qui détruit progressivement les villages et chasse ses habitants. Il rencontre Yuval, un journaliste israélien, qui le soutient dans ses démarches. Une amitié inattendue voit le jour. Il s’agit d’un acte de résistance créative sur une injustice et la voie d’une plus grande justice. Réalisé avant la tragique spirale de destruction inaugurée le 7 octobre par les massacres de civils perpétrés par le Hamas –il rappelle que l’expansionnisme Israélien ne concerne pas que GAZA… et comme le souligne Amnesty International qui soutient ce film,
« ce film se veut une célébration de la résilience gazaouie en même temps qu’une analyse politique de la situation afférente à ce territoire censément autonome, soumis depuis 2007 à un blocus israélien. Roland Nurier, qui n’a pu obtenir l’autorisation de tournage sur les lieux, a confié au documentariste gazaoui Iyad Allasttal les prises de vues locales dans un film qui fait à l’évidence la part belle aux entretiens filmés.
Alors que le monde, en octobre 2024, a les yeux rivés sur la bande de Gaza occupée, le système d’oppression et de domination systématique des Palestiniennes s’est renforcé en Cisjordanie occupée. La violence des colons n’a jamais été aussi forte. Il présente de façon humaine et tangible les répercussions des démolitions, de la colonisation, des discriminations et de la violence quotidienne infligés aux Palestinien·nes. L’amitié touchante entre Basil, Palestinien de Cisjordanie occupée et Yuval, Israélien juif, met en lumière le système d’apartheid mis en place par les autorités israéliennes ».
Des images que l’on trouve facilement sur YouTube montrent des femmes en train de cueillir des olives qui se font abattre de dos une femme pendant qu’un soldat regarde ailleurs, d’un groupe de colons qui vient détruire/incendier des champs d’olives, mettre des pesticides! dur de voir ses soldats malmener et menacer, et battre un enfant de 5-6 an etc. Mais il y a toujours de l’espoir, car ce peuple a le cuir solide et ne quittera pas ses terres sous le coup d’une baguette magique malgré 1 siècle de souffrances. De plus, la situation économique d’Israël est catastrophique – bien plus que la Française c’est le cas de le dire- et le budget d’entretien de ses colonies pèse beaucoup trop (2ème ou 3ème budget de l’état). On entretien des milliers de personnes qui n’ont ni travail , ni industries en proximité- donc à ne rien faire mais juste attester que cette terre leur appartient d’après la bible) Les émigrations de ces colonies commencent à être significatives avec des colonies qui se vident avec seulement des religieux fanatiques, les autres reviennent en Israël ou émigrent.
La situation s’aggrave car les pays occidentaux -et pas qu’eux – commence à revoir leurs lien séculaires avec Israël. La reconnaissance de la Palestine comme état (Irlande, Espagne, pays nordiques etc) fait mal à ce gouvernement fascisant. Ainsi, des conférenciers scientifiques sont récusés, des collaborations scientifiques stoppées, des financements étrangers revus à la baisse. Ces initiatives et le boycott en cours finira par avoir des effets significatifs comme il l’a eu en Afrique du Sud du temps de l’apartheid. Illustration intéressante, l’Australie exige dorénavant des touristes Israéliens de répondre à des questions embarrassantes genre « avec vous participé à un génocide en Palestine » Avez vous tué des arabes? etc.
En résumé, avec la croissance des pressions occidentales, la rupture des liens avec les pays musulmans modérés somme la Turquie ou bientôt l’Egypte et les émirats qui finirons par subir des pressions fortes en ce sens, on peut espérer que la raison finira par être forte et les Israéliens comprendront que leur intérêt est de trouver un compromis avec leurs voisins Palestiniens.




