Replay : Participation à une émission sur la détection de l’autisme sur TV Grenoble

Dans une émission directement enregistrée par TV Grenoble, la Professeure Stéphanie Bioulac (cheffe de service du service de pédopsychiatrie à Grenoble) et moi-même sommes intervenus brièvement pour expliquer l’intérêt et les buts du projet Pélargos. Cela à l’invitation de la chaîne dans le cadre du projet Pélargos auquel l’équipe de Grenoble a accepté de s’intégrer. 

La Dr Bioulac a longuement expliqué l’importance du diagnostic précoce et surtout les signes avant-coureurs qui pourraient attirer l’attention des parents sur l’importance de consulter. Ces signes sont souvent visibles dès les 6-12 premiers mois de vie (tonicité, regards et interactions sociétales, sourires etc ). Elle a surtout insisté sur le fait que le diagnostic n’a pas de conséquences négatives, leurs effets principaux sont d’attirer l’attention des parents sur la nécessité de prendre plus de temps et d’attention à la maturation de l’enfant. Ces interactions sont bénéfiques amenant le bébé à communiquer et apprendre la sociabilisation cruciale dans notre monde et qui s’installe et s’engramme au cours de ces 2 premières années cruciales dans la vie de l’enfant et qui impacteront fortement la suite et son évolution. De plus, les traitements proposés, y compris de type pédopsychiatrique n’ont pas d’effets nocifs et si jamais il s’avérait que l’enfant n’est finalement pas autiste, cela n’aurait que des effets bénéfiques sans aucun effet secondaire nuisible. 

Pour ma part, je suis revenu sur la genèse de ce projet, l’importance de le valider en recrutant un grand nombre de dossiers de maternités de bébés devenus ou pas autistes par la suite. Cette approche à postériori devrait permettre de mieux identifier dès la naissance les bébés qui seront autistes ou pas. Dans ce but la contribution des CHUs et maternités est cruciale devant un jour permettre à la France d’être en avance dans ce type de travaux avec des conséquences espérées de mieux identifier tôt les futurs enfants autistes et mieux s’en occuper le plus tôt possible.  La possibilité d’identifier 60 ou 70% des bébés qui auront un diagnostic d’autisme plus tard, et non plus moins de la moitié à ce stade est prometteuse d’avancées significatives dans ce domaine. En parallèle, l’identification de paramètres impactant cette identification pendant la maternité permettra de mieux comprendre la pathogenèse de l’autisme. Nous examinerons en particulier la croissance du périmètre crânien qui semble être un signale important du déroulement des événements qui vont aboutir à ce diagnostic. 

Il est important de signaler que sur une question de la présentatrice au sujet du timing de cette identification, j’ai insisté sur le fait que cela ne se ferait pas à la naissance -même si le titre de l’émissions était dès la naissance – pour des raisons évidentes. Il n’est pas question d’aller ennuyer/effrayer une femme qui vient d’accoucher avec l’esprit et les préoccupations ailleurs ! Le diagnostic appartient aux pédopsychiatres et non aux experts de l’IA comme les auteurs du projet Pélargos. Cependant, quand les parents vont s’apercevoir qu’il y a un souci, le pédopsychiatre consulté pourra nous envoyer le dossier anonymisé de la maternité et nous apporterons des éléments allant dans ce sens ou pas, laissant à ce dernier de décider de la suite. De cette façon et de cette façon seulement, nous pourrons progressivement avancer et exploiter de façon efficace les données du projet Pélargos.   

Pour visionner l’émission : https://tgplus.fr/video/le-autisme-la-detection-possible-des-la-naissance/

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